dimecres, 18 de febrer del 2015

Sant Ramon (english)

The Romanesque Church of El Pla de Santa Maria
A Romanesque temple built between the twelfth and thirteenth centuries and declared Historic and Artistic Monument in 1951.

A construction with a Latin cross floor and a semi-circular apse, a barrel vault pointed to the nave and the chancel and groin vaults reinforced on transept arms. It combines Cistercians architecture and decoration with Languedoc and classical iconography and Byzantine art features. It stands out the portal, with a large sculptural richness, the spectacular rose window, the capitals of the apsidal basin and the cornice corbels. 

Sant Ramon, Pla de Santa Maria (Alt Camp)

The existence of the church is documented in the 1178 cartulary, known as The White Book of Santes Creus, and in Celestí III bull, in 1194, named as Ecclesiam beatae Mariae de Plano, which reveals at the same time the primeval dedication, replaced since 1859 for the Sant Ramon de Penyafort one.  In 1254, El Pla became part of the Mitra of Tarragona. Since the 29th of January of 1357, during the prelate of Pere de Clarasquí, until 1768, the archdeacon of Sant Llorenç had one house there, attached to the temple, which years later was turned into a convent. 

The construction stands above for its simplicity and the pureness of its lines, with a great balance between the constructive structure and the sculpture.  It combines Cistercians architectural and decorative elements with Languedoc and Classical iconography and some classic and byzantine attributes, typical of what is known as 1.200 Style.

The main door is composed of eight columns in degradation on each part and pilasters. The portal should be pointed out because of its classic style typical of the workshops of Tarragona and the school of Lleida. The tympanum contains only two sculpted bands: one in the bent profile, simulating a plain archivolt, and the other on the base, creating a pseudo-lintel with a great iconographic interest. The three passages of Glorification, Saint Peter bishop holding two keys and a book, the Maiestas Mariae in the centre, and Saint Joseph accompanied by the Three Kings of Orient are represented in the portal.

The rose window is an almost exact replica, smaller than the real one in Santes Creus.

The nearly one hundred fifty cornice corbels offer a wide variety of elements: masculine and feminine heads of animals or fantastic beings; half-body characters; vegetables; simple geometric motifs and some isolated objects. 

Regarding the church’s basis, the most important ones are those near the apse basin: confronted lions, one pig, neck-connected fowls, one turtle, a serpentine dragon, sphinxes and several religious scenes: saints delimited by circles that are held by diminutive characters or vegetables; three figures similar to Peter and Pau in front of Nero; a priest raising his hands in front of an altar in the presence of a monk; and finally, three episodes of Baptist’s death. The story starts with the decapitation of an executioner who emerged from a tower, where a young ballerina came with the belt on a tray. The third face of the pilaster shows Salomé, after her dance, caressed by Herodes, in an evident time reversal.

Sant Ramon (français)

L’Eglise romane de El Pla de Santa Maria 
Église romane construite (s. XII – XIII) MHA (1951) C’est un des meilleurs exemples de l’art roman à l’Alt Camp.

Édifice avec plante de croix latine et abside semi-circulaire, avec voûte de canon visé au vaisseau et au presbytère et  arcs voûtant renforcées dans les bras du transept. Elle combine une architecture et une décoration cistercienne avec iconographie du courant languedocien et des traits de l'art classique et byzantin. Détache le portail d’une grande richesse sculpturale, sa rosace spectaculaire, les chapiteaux du bassin absidal et les encorbellements de corniche. 

Église romane de Sant Ramon, a la ville du Pla de Santa Maria (Alt Camp)


L'existence de l'église est documentée en 1178 au cartulaire connu comme le Livre Blanc de Santes Creus et à la bulle du pape Célestin III en 1194, connue comme Ecclesiam Beatae Mariae de Plano, qui révèle à la fois le dévouement d'origine, qui a été remplacé, à partir de 1859 , par Sant Ramon de Penyafort. En 1254  El Pla est devenu sous le domaine de Mitra de Tarragone. Dès le  29 Janvier 1357, au temps du prélat  Pierre de  Clarasquin, et jusqu'au 1768, l'archidiacre de Saint-Laurent y  possédait une  maison , attachée aux pieds du temple, qui fût  plus tard réutilisée comme un couvent de femmes.


Le bâtiment se distingue par la simplicité et la pureté des lignes avec un grand équilibre de composition entre la structure du bâtiment et  la sculpture. Il combine solutions architectoniques et solutions décoratives cisterciennes avec des sujets iconographiques du courant du Languedoc  et certaines caractéristiques de l'art classique et byzantin appartenant à ce qu’on a surnommé style 1200.


La porte principale est formée par huit colonnes en dégradation et pilastres bourdonnées. Nous devons souligner, avant tout, le portail, apparentée avec l'école de  Lérida et  les ateliers de Tarragone, dominés par le goût  classique et un  byzantinisme indéniable. Le tympan sculpté ne contient que deux bandes: le profil incurvé, simulant une archivolte  plate et à la base la création d’un pseudo linteau d'un intérêt iconographique remarquable . On y associe trois passages de la Glorification : Saint Pierre habillé en robe d’évêque avec deux clés et un livre; le centre est occupé par Maiestas Mariae; Saint-Joseph accompagné par les Rois orientés par l'étoile.


La rosace est une réplique presque exacte, de moindre taille, de celle de Santes Creus.


Les près de cent cinquante encorbellements offrent une grande variété typologique: des têtes mâles et  femelles , fantastiques ou animaux ; personnages à demi corps ou en entier  ; végétaux ; motifs géométriques simples et quelqu’un d’autre objet isolé.


Quant aux appuis de l'église, les plus importants sont les plus prochains à l’abside du bassin: des lions affrontés , un porc avec le museau  dans un bol, des oiseaux à cou liés, une tortue, un dragon serpentin, sphinx et diverses scènes religieuses : une série de saints encadrés par des petits cercles qui prennent des minuscules personnages ou parmi les plantes; trois figures debout similaires à Pierre et Paul devant Néron ; un  prêtre élevant les paumes vers l'autel, en présence d'un moine, et finalement  trois épisodes de la mort de Jean  Baptiste. Le récit commence quand il est décapité par son exécuteur , et une jeune danseuse y assiste avec un plateau. Le troisième côté de la pilastre montre Salomé, après la danse, caressée par Hérode dans un placement temporaire apparent.

Sant Ramon (español)

La iglesia románica de El Pla de Santa Maria
Templo románico construido entre los siglos XII y XIII, declarado Monumento Histórico y Artístico en 1951.

Edificio con planta de cruz latina y ábside semicircular, con bóveda de cañón apuntado en la nave y el presbiterio y bóvedas de crucería reforzadas en los brazos del transepto. Combina arquitectura y decoración cisterciense con iconografía de la corriente lenguadociana y rasgos del arte clásico y bizantinizante. Destaca la portada, de gran riqueza escultórica, su espectacular rosetón, los capiteles de la cuenca absidal y las ménsulas de cornisa.

Església romànica de Sant Ramon, al Pla de Santa Maria (Alt Camp)


La existencia de la iglesia ya consta en 1178 en el cartulario conocido como el Libro Blanco de Santes Creus y la bula de Celestino III, de 1194, mencionada como Ecclesiam Beatae Mariae de Plano, la cual revela al mismo tiempo la primitiva advocación, sustituida desde 1859 por la de san Ramón de Penyafort. El 1254, el Pla pasó al dominio de la Mitra tarraconense. A partir del 29 de enero de 1357, en tiempos del prelado Pedro de Clarasquí, hasta 1768, el arcediano de San Lorenzo tenía casa adosada al templo, que fue reutilizada más tarde como convento femenino.

El edificio sobresale por la simplicidad y pureza de líneas, con un gran equilibrio compositivo entre la estructura constructiva y la escultura. Combina soluciones arquitectónicas y decorativas cistercienses con temas iconográficos de la corriente lenguadociana y algunos rasgos del arte clásico y bizantinizante, pertenecientes a lo que se ha bautizado como Estilo 1200.

La puerta principal está formada por ocho columnas en degradación por banda y pilastras. Debemos destacar, ante todo, la portada, emparentada con la escuela de Lleida y los talleres tarraconenses, dominados por el gusto clasicista, además de un innegable bizantinismo. El tímpano sólo contiene dos franjas esculpidas: en el perfil curvo, simulando una arquivolta plana y en la base, creando un pseudodintel de notable interés iconográfico. Se asocian: tres pasajes de la Glorificación; San Pedro, vestido de obispo, con dos llaves y un libro; el centro es ocupado por la Maiestas Mariae; San José, al que acompañan los Reyes orientados por la estrella.

El rosetón es una réplica casi exacta, de menor tamaño, de la de Santes Creus.
Las cerca de ciento cincuenta ménsulas de cornisa ofrecen una nutrida variedad tipológica: cabezas masculinas y femeninas, fantásticas o de animales; personajes de medio cuerpo o enteros; vegetales; sencillos motivos geométricos y algún objeto aislado.

En cuanto a los soportes de la iglesia, los más importantes son los cercanos a la cuenca absidal: leones enfrentados, un cerdo con el morro en una escudilla, aves de cuellos enlazados, una tortuga, un dragón serpentiforme, esfinges y diversas escenas religiosas: series de santos enmarcados por círculos que toman personajes diminutos o entre vegetales; tres figuras de pie asimilables a Pedro y Pablo ante Nerón, como vemos también en Mosaico, Ripoll o en el Frontal de San Pedro de Bof; un sacerdote elevando las palmas ante el altar, en presencia de un monje, y, finalmente, tres episodios de la muerte del Bautista. La narración se inicia con el verdugo decapitándolo cuando emerge de una torre, bajo la morada, a la que acude la joven bailarina que presenta la cabeza sobre una bandeja. La tercera cara de la pilastra muestra Salomé, después de la danza, mimada por Herodes, en una evidente inversión temporal.

Sant Ramon (català)

L’església romànica del Pla de Santa Maria
Temple romànic construït a cavall dels segles XII i XIII i declarat Monument Històric i Artístic en 1951.

Edifici amb planta de creu llatina i absis semicircular, amb volta de canó apuntat a la nau i al presbiteri i voltes de creueria reforçades en els braços del transsepte. Combina l'arquitectura i decoració cistercenca amb l'iconografia del corrent llenguadocià i trets de l’art clàssic i bizantinitzant. En destaca la portalada, de gran riquesa escultòrica, la seva espectacular rosassa, els capitells de la conca absidal i les mènsules de cornisa.

Església romànica de Sant Ramon, al Pla de Santa Maria (Alt Camp)


L’existència de l’església ja consta el 1178 al cartulari conegut com el Llibre Blanc de Santes Creus i a la butlla de Celestí III, de 1194, esmentada com Ecclesiam beatae Mariae de Plano, la qual revela alhora la primitiva advocació, substituïda des del 1859 per la de sant Ramon de Penyafort. El 1254, el Pla passà al domini de la Mitra tarragonina. A partir del 29 de gener de 1357, en temps del prelat Pere de Clarasquí, fins al 1768, l’ardiaca de Sant Llorenç hi posseí casa, adossada als peus del temple, que fou reaprofitada més tard com a convent femení.

L’edifici sobresurt per la simplicitat i puresa de línies, amb un gran equilibri compositiu entre l’estructura constructiva i l’escultura. Combina solucions arquitectòniques i decoratives cistercenques amb temes iconogràfics del corrent llenguadocià i alguns trets de l’art clàssic i bizantinitzants, pertanyents al que hom ha batejat com a Estil 1200.

La porta principal, està formada per vuit columnes en degradació per banda i pilastres bordonades o antes. Hem de destacar, abans que res, la portalada, emparentada amb l’escola de Lleida i els tallers tarragonins, dominats pel gust classicitzant, a més d’un innegable bizantinisme. El timpà només conté dues franges esculpides: al perfil corb, simulant una arquivolta plana i a la base, creant una pseudollinda de notable interès iconogràfic. S'hi associen: tres passatges de la Glorificació; sant Pere, vestit de bisbe, amb dues claus i un llibre; el centre és ocupat per la Maiestas Mariae; sant Josep, al qual acompanyen els Reis orientats per l’estrella.

La rosassa és una rèplica quasi exacta, de menor tamany, de la de Santes Creus.

Les prop de cent cinquanta mènsules de cornisa ofereixen una nodrida varietat tipològica: caps masculins i femenins, fantàstics o animals; personatges de mig cos o sencers; vegetals; senzills motius geomètrics i algun objecte aïllat.

Pel que fa als suports de l’església, els més importants són els propers a la conca absidal: lleons afrontats, un porc amb el morro dins una escudella, aus de colls enllaçats, una tortuga, un drac serpentiforme, esfinxs i diverses escenes religioses: sèries de sants emmarcats per cercles que agafen personatges diminuts o entre vegetals; tres figures dempeus assimilables a Pere i Pau davant Neró, com veiem també a Mosaic, Ripoll o al Frontal de Sant Pere de Bof; un sacerdot elevant els palmells davant l’altar, en presència d’un monjo, i, finalment, tres episodis de la mort del Baptista. La narració s’inicia amb el botxí decapitant-lo quan emergeix d’una torre, sota la morada, a la qual acudeix la jove ballarina que presenta la testa sobre una safata. La tercera cara de la pilastra mostra Salomé, després de la dansa, acaronada per Herodes, en una evident inversió temporal.